Résumé
Problème #1 dès la première utilisation des applications Android de navigation #openstreetmap hors ligne, type OsmAnd, Comaps, Organic Maps : la taille de la carte à télécharger. Dans beaucoup d’endroits, c’est le pays entier ou rien. Et cela représente souvent plus de 100 Mo, avec des records au-delà des 500 ou 600 Mo. Pourquoi donc ?
Expérience personnelle l’émergence du smartphone dans le Sud global
Durant l’été 2013, j’ai coordonné avec d’autres personnes un projet HOT de cartographie OSM dans le nord et nord-est de Haiti. À cette époque, l’outil incontournable pour la collecte de terrain était les petits terminaux Garmin de la série Etrex, solides et peu gourmands en énergie, mais qui nécessitaient une assez longue phase d’édition sur ordinateur. J’avais alors mon premier smartphone Android depuis quelques mois, et dans mon souvenir OSMtracker existait déjà, Vespucci peut-être aussi (mais je ne l’ai découvert que plus tard) et OsmAnd en était à ses débuts. Pour autant, l’écosystème des applis n’était pas encore assez mûr pour remplacer l’eTrex. À la fin de la mission, j’ai vu certains participant-es haïtien-ne-s commencer à s’équiper de leurs premiers smartphones.
Quelques mois plus tard la même année, au cours d’une autre mission de cartographie en Mongolie, j’ai eu une réunion avec des responsables de l’Asian Development Bank que je tentais de convaincre de tous les bienfaits d’OpenStreetMap. À un moment, j’ai utilisé comme argument l’arrivée de ces applications mobiles OSM qui permettrait bientôt à tout à chacun de consommer la donnée OSM et y contribuer facilement, compte tenu que les smartphones seraient bientôt entre toutes les mains. Je n’avais pas le sentiment de faire des conjectures sur la comète : le GSM était déjà partout, il semblait assez logique que les smartphones Android, dont les modèles bon marché commençaient à arriver, allaient aussi avoir du succès, et augmenter la contribution et l’usage d’OSM.
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