Bornes frontière entre la Belgique et la France - Boundary markers between Belgium and France
Posted by foxandpotatoes on 24 March 2026 in French (Français). Last updated on 28 June 2026.Définition
From Wikipedia [2026-03-24] : “A boundary marker, border marker, boundary stone, or border stone is a robust physical marker that identifies the start of a land boundary or the change in a boundary, especially a change in direction of a boundary. There are several other types of named border markers, known as boundary trees, pillars, monuments, obelisks, and corners. Border markers can also be markers through which a border line runs in a straight line to determine that border. They can also be the markers from which a border marker has been fixed.”
Contexte historique
La frontière entre la Belgique et la France, longue d’environ 620 km, a été officiellement délimitée par le Traité de Courtrai, signé en 1820. Ce traité a établi les bases de la frontière actuelle, en prévoyant la pose de bornes en pierre pour matérialiser la ligne ou en se référant à des bornes plus anciennes. Il a été conclu entre la France et les Pays-Bas, et concernait la délimitation entre, d’une part, le Royaume de France et, d’autre part, le Royaume des Pays-Bas et le Grand-Duché de Luxembourg, sur un territoire qui deviendrait plus tard la Belgique et le Luxembourg actuel.
Dans une très grande mesure, cette frontière reprend le tracé d’une ligne établie au XVIIIe siècle. Bien que un grand nombre de ces bornes soient toujours en place, elles n’ont pas fait l’objet d’un relevé systématique et exhaustif dans OpenStreetMap.
Objectifs du projet
- Recenser toutes les bornes frontalières existantes entre la Belgique et la France.
- Documenter leur contexte historique (traités, accords, évolutions).
- Localiser précisément chaque borne (coordonnées GPS, description physique).
- Identifier les sources historiques (archives, plans, cartes anciennes).
- Taguer les photos sur Panoramax pour une visualisation collaborative.
- La communauté OpenStreetMap est tout à fait capable d’enrichir et valider ces données.
Collecte des données
Les sources citées ci-après ne constituent qu’une fraction des sources existantes et n’ont pas toutes été étudiées.
Sources primaires
- Archives nationales France
- Archives diplomatiques
- Service historique de la Défense
- Archives départementales du Nord, de l’Aisne, des Ardennes, de la Meuse, de la Meurthe-et-Moselle. On trouve des archives dans les séries EDEPOT.
- Archives de l’État en Belgique (https://agatha.arch.be/fr/). Voir Traité des limites. 1820. (https://agatha.arch.be/fr/data/ead/BE-A0510_000064_002625). On y trouve le traité même, mais surtout les procès-verbaux de délimitation, les procès-verbaux d’abornement ainsi que des cartes et plans (tableaux d’assemblage, cartes et croquis).
Sources secondaires
- OpenStreetMap : Vérifier les bornes déjà répertoriées avec les tags
historic=boundary_stone,marker=borderstoneouboundary=marker. - Panoramax : photos géolocalisées des bornes.
- Bases de données locales : communes frontalières, études et mémoires, clubs d’histoire locale.
- Geo.be. Voir Cartes > Couches > Unités administratives […] > AdminVector. À partir d’un certain zoom, les bornes sont affichées à l’écran. Ces bornes sont presque systématiquement à l’écart du tracé de la frontière et/ou à l’écart des bornes déjà présentes dans OpenStreetMap. Remarquons que ce fichier est incomplet : des bornes présentes sur le terrain ne se retrouvent pas dans la liste.
- Service public fédéral (SPF) Finances, Administration générale de la documentation patrimoniale – Mesures et Évaluations. Limites administratives, fichier téléchargeable au format .shp comprenant les boundary markers. Il semble que ces données sont identiques à celles affichées sur Geo.be. Remarquons qu’ici aussi, les données sont incomplètes.
- Institut géographique national (IGNB) Belgique - Les cartes de l’IGNB et de ses prédécesseurs ont montré les bornes frontière mais pas toujours en fréquence identique ! Actuellement, le site https://topomapviewer.ngi.be/ affiche des bornes et il semble qu’elles proviennent des données du SPF Finances.
Localisation précise
- Outil. Assistant de navigation indépendant ou intégré dans un smartphone (avec par exemple OSMAnd ou Locus Map ou OSMTracker). Eviter le référencement à partir d’une carte papier. Au besoin, répéter le relevé plusieurs fois.
- Écarts. Sur OpenStreetMap, on relève des écarts de localisation plus ou moins importants entre (a) le tracé de la frontière dans OpenStreetMap, (b) le tracé de la frontière selon le cadastre français, (c) le tracé de la frontière selon le cadastre belge, (d) le tracé plausible suivant des repères sur le terrain tels que cours d’eau, talus, fossés visibles sur l’imagerie aérienne et LiDAR, (e) le fichier du SPF Finances (Belgique).
Inventaire in-situ
L’inventaire sur le terrain consiste en : - localisation avec un smartphone et l’application OsmAnd - enregistrement dans une catégorie de favoris dédiée à la journée avec ajout de suffisamment de commentaires pour tagger l’objet - photographie proche de chaque borne sous divers angles - photograpie éloignée pour la situer
Se munir : - des outils nécessaires en vue de débrousailler les lieux - d’une brosse douce pour dégager la mousse et faire apparaître les éventuelles inscriptions - d’un double-mètre pour prendre les mesures
Tagging sur OpenStreetMap
boundary=markerdescription=*par ex. engraved lines on the upper surface or partially buried or in the middle of the stream or laying on the ground or inclined, etc.format=*, voir osm.wiki/Key:formatformat:top=*, voir osm.wiki/Key:format#Values_of_format:topheigth=*, hauteur hors sol en mètres, par ex.0.6historic=boundary_stone~historic=boundary_marker~~, tag à éviter-
inscription=*, par ex. F, N, parfois И, B, 2015 ou d’autres symboles, séparés éventuellement par le signe(vertical line) pour distinguer les différentes faces length=*, longueur ou largeur en mètres, par ex.0.4marker=borderstonematerial=*, stone ou pierre bleue ou grès local ou concrete, etc.note=*, tout commentaire utile mais non descriptifref=*, voir ci-aprèswidth=*, largeur en mètres, par ex.0.3
Tagging sur Panoramax
transport=walkosm/boundary=marker
Référencement
Le référencement des bornes reste un problème !
Les procès-verbaux réalisés lors de la préparation du Traité de Courtrai de 1820 ne présentent pas de numérotation ou de référencement des bornes. Le texte décrit la ligne frontière de manière linéaire, en partant de la Mer du Nord pour aboutir à la Moselle. Il est divisé en six sections. Chaque section comprend plusieurs chapitres, chacun faisant référence à deux communes situées de part et d’autre de la ligne. Chaque chapitre est divisé en paragraphes.
Exemple : Procès Verbal de la délimitation entre le Grand duché de Luxembourg et la France formant la 6me section de toute la frontière entre les royaumes des PAYS-BAS et de FRANCE, Article Quarante-cinquième, §.27. De cette borne se dirigeant au Sud-Est, la limite fixée par cinq autres bornes suit une ligne anguleuse qui fait la séparation des dits bois de Débats sur France, et de Lolieu ou Lolus, sur le Grand-Duché de Luxembourg, jusqu’à cette cinquième borne qui indique le point de contact de la Commune de Ruette (Grand-Duché de Luxembourg) Allondrelle et Longuyon. (France.).
Dans OpenStreetMap, chaque borne représentée par un point recevra une référence. Par ex. node 2518998876 ou n2518998876.
Le fichier du SPF Finances donne également des références, mais selon nos sources à l’IGNB, celles-ci ne se rapportent à aucun schéma pré-défini.
Une possibilité de référence serait la suivante : numéro de la section, numéro du chapitre, numéro du paragraphe, suivi du numéro d’ordre de citation d’une borne. Exemple : §. 27. De cette borne [06.45.26.01] se dirigeant au Sud-Est, la limite fixée par cinq autres bornes [06.44.27.01] [06.44.27.02] [06.45.27.03] [06.45.27.04] [06.45.27.05] suit une ligne anguleuse qui fait la séparation des dits bois de Débats sur France, et de Lolieu ou Lolus, sur le Grand-Duché de Luxembourg, jusqu’à cette cinquième borne [06.45.27.05] qui indique le point de contact de la Commune de Ruette (Grand-Duché de Luxembourg) Allondrelle et Longuyon. (France.).
La borne prenant le numéro d’ordre de sa première occurence peut se référer à un paragraphe précédent. Par ailleurs, pour distinguer une borne nouvelle à placer à l’endroit d’une borne existante, on peut adjoindre un suffixe “a”. Un autre type de suffixe peut permettre l’insertion d’une borne retrouvée ultérieurement. Quoiqu’il en soit ce sujet ne concerne OpenStreetMap que de manière éloignée !
Inventaire détaiilé en ligne
Un inventaire sur tableur a été entrepris. Il est prévu de le mettre en ligne sur un FramaCalc. Voir https://lite.framacalc.org/8z29bpdtst-am2b.
Cas d’école - Bornes Frontières 1780 entre La Flamengrie et Bettrechies (France) et Honnelles (Belgique)
Voir https://bornesfrontieres1780-interreg.eu/fr/accueil
Ce projet constitue le meilleur exemple de ce qui peut être réalisé pour la mise en valeur du petit patrimoine que constituent les bornes frontières entre la Belgique et la France. Le site internet mentionné aborde le plan de travail, la méthodologie et les résultats générés par le projet.
Note sur la langue du post
Comme le sujet intéresse principalement les contributeurs résidant à proximité de la frontière, le texte du post a été rédigé en français.
Discussion